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Biographie Karim Meïssa Wade


Rédigé le Mercredi 23 Juin 2021 à 11:02


Karim Meïssa Wade, né le 1er septembre 1968 à Paris, est un homme politique sénégalais.Il est le fils du président de la République Abdoulaye Wade, qui le nomme en 2009 ministre d'État, de la Coopération et des Transports. Candidat malheureux aux élections municipales de Dakar en 2009, il est à un moment pressenti pour succéder à son père à la présidence notamment avec le projet de quart bloquant qui avait secoué le Sénégal le 23 jui 2011 à travers une protestation populaire devant l'assemblée nationale.

En 2014, il est incarcéré pour enrichissement illicite et détournements de fonds. Gracié en 2016 par le président Macky Sall tout en restant condamné à payer une amende, il part en exil au Qatar.



À la sortie du lycée, Karim Wade entreprend des études supérieures à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, où, après une maîtrise en sciences de gestion (MSG), il prépare un DESS en ingénierie financière qu'il obtient en 1995 avec un mémoire intitulé Utilités et perspectives de développement du corporate governance en France et coécrit avec sa sœur cadette. C'est aussi à la Sorbonne qu'il fait la connaissance d'une jeune Française, Karine, qu'il épouse et avec laquelle il a trois filles (3, 5 et 7 ans en 2009). Karine Wade est morte le 10 avril 2009. En marge de ses études, il s'implique dans le combat politique de son père et, à Paris, il participe à des réunions à la permanence du PDS, à des manifestations, et distribue des tracts avec sa sœur, également étudiante.

Dans le cadre de son DESS, il a effectué son stage de 6 mois à Paris, à la Société de banque suisse qui lui propose dans la foulée un poste de cadre au département fusion-acquisition qu'il occupe pendant un an, avant d'être recruté à Londres par la banque d'affaires UBS Warburg, une filiale de l'UBS (en 1998 la Société de banque suisse fusionne avec l'Union de banques suisses pour former l'UBS). Ses activités se situent dans le secteur des mines, dans le conseil à plusieurs gouvernements africains, mais aussi en relation avec des sociétés multinationales telles que De Beers (diamants), Anglo American (mines) ou Texaco (pétrole).

La victoire de son père à l'élection présidentielle de 2000 fait sortir Karim de l'anonymat et la ressemblance physique avec son père, et se penchant sur ses goûts et sa personnalité. Le fils du nouveau président retourne néanmoins à Londres où il est promu directeur associé, avec de substantiels avantages, au sein de UBS Warburg.

Il effectue de fréquentes navettes entre Londres et Dakar, puis décide en 2002 de s'installer au Sénégal pour travailler dans l'administration de son père. Il est nommé conseiller personnel du président de la République, chargé de la mise en œuvre de grands projets, tels que le futur Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) prévu à Diass, la restructuration des Industries chimiques du Sénégal (ICS) ou la mise en place d'une zone économique spéciale intégrée dans la capitale, devenant ainsi son homme de confiance, son expert financier, son watchdog – selon la formule d'Abdoulaye Wade lui-même.

Jusque-là chargé de dossiers plutôt techniques, Karim Wade franchit une étape lorsqu'en juin 2004, il est nommé président de l'Agence nationale de l'Organisation de la conférence islamique (ANOCI) avec pour mission de préparer et d'organiser le onzième sommet de l'OCI devant réunir quatre ans plus tard à Dakar les responsables de 57 pays musulmans.

Ministre d'État, ministre de la Coopération internationale, de l'Aménagement du territoire, des Transports aériens et des Infrastructures de 2009 à 2012, surnommé « ministre du Ciel et de la Terre », il fait l'objet d'une impopularité croissante et symbolise la dérive affairiste des années Wade


Accusé de détournements de deniers publics, de corruption et d'enrichissement illicite (on lui reprocha d'avoir une fortune de plus d'un milliard d'euros), Karim Wade, fut mis en demeure le 15 mars 2013. Après une audition par la commission d'instruction de la Cour de répression de l'enrichissement illicite (CREI), de justifier dans un délai d'un mois sa "fortune et ses biens", il est inculpé, pour les trois chefs d'accusation) et écroué avec sept autres personnes qui lui sont proches le mercredi 18 avril à la prison de Rebeuss, dans le centre de Dakar. Le 23 mars 2015, il est blanchi des accusations de détournements de deniers publics et de corruption mais reconnu coupable d’enrichissement illicite et condamné à une peine de 6 ans de prison ferme et 138 milliards de FCFA d'amende (210 millions d'euros) par la Cour de répression de l'enrichissement illicite. Au cours de sa détention et avant le verdict du tribunal il est désigné par les instances de son parti, le PDS, candidat à l'élection présidentielle de 2017, finalement reportée à 2019.

À la suite d'une plainte de ses avocats, le groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire, lors de sa session d'avril 2015 a qualifié la détention de Karim Wade d'arbitraire. La Raddho a aussi dénoncé des manquements lors du procès de Karim Wade. En février 2016, les avocats de Karim Wade déposent une plainte en France, pays dont Karim Wade est citoyen, pour détention arbitraire.

Dans la nuit du 24 juin 2016, Macky Sall, président de la République sénégalaise, par décret n° 2016-880, gracie Karim Wade après trente-huit mois passés en détention. Le président gracie également deux autres co-accusés, Ibrahima Aboukhalil dit « Bibo Bourgi » et Alioune Samba Diassé. Cette mesure ne concerne que la peine d'emprisonnement restant à courir, les sanctions financières demeurent. Wade quitte alors le territoire sénégalais à bord de l'avion du procureur général du Qatar pour le Qatar, lequel négocie depuis plusieurs mois avec le Sénégal pour obtenir cette libération.

En septembre 2016, le Tribunal de grande instance de Paris s'oppose à la saisie de biens de Karim Wade (un appartement dans le 16e arrondissement et un compte bancaire) dans le cadre d'une demande d'entraide judiciaire entre le France et le Sénégal. Le TGI considère qu'il n'y a ni corruption, ni blanchiment et donc qu'il n'y a pas lieu de saisir les biens. Ce jugement est confirmé en appel le 14 mars 2018.

En juillet 2018, le tribunal correctionnel de Monaco s'oppose à la demande de la justice sénégalaise de saisir un compte de 2 millions d'euros détenu par Karim Wade dans l'affaire d'enrichissement illicite.


Avec Wikipédia





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