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« Encore lui, ce Conseiller bien spécial ! »


Rédigé le Vendredi 19 Novembre 2021 à 07:48


Oui, encore lui, ce Conseiller spécial, ce grand Conseiller spécial qui revient me charger, cette fois plus copieusement que jamais, à travers une contribution publiée par le quotidien Enquête, dans son édition du mercredi 17 novembre 2021. Pour titre, il a choisi celui-ci : « Quand Mody Niang appelle la police et la gendarmerie à la désobéissance ». Il répondait ainsi à ma contribution publiée par les quotidiens Walfadjri, Dakar-Times et L’Exclusif dans leurs éditions de la veille. Le titre, celui qui a irrité notre Conseiller spécial était celui-ci « Á nos magistrats, Forces de Sécurité et de Défense et chefs religieux ! ». Donc, notre « très proche » collaborateur du président-politicien revient à la charge, puisqu’il a eu déjà à réagir vigoureusement à une de mes contributions qui l’avait sérieusement contrarié, du moins en apparence. Je ne me rappelle plus d’ailleurs le titre exact de sa sévère réponse, publiée à Sud quotidien et au quotidien national Le Soleil du 18 juin 2016, si mes souvenirs sont exacts.
Revenu de ma surprise après lecture de sa diatribe d’alors contre ma modeste personne, je lui fis une réponse courtoise (jusqu’à preuve du contraire) qui avait pour titre : « Les leçons du Conseiller spécial à la Présidence de la République. » Je l’introduisais ainsi :
« Ma contribution publiée par ‘’Sud quotidien’’ dans son édition du vendredi 17 juin 2016 a manifestement contrarié le Conseiller spécial à la Présidence de la République, M. Abdoul Aziz Diop, et l’a fait sortir de ses gonds. Elle a suscité, de sa part, une réaction vigoureuse qui ne m’a pas du tout ménagé. Je précise d’emblée, à l’intention des lecteurs, que mon intention n’est pas de lui répondre, surtout pas de lui porter la contradiction, puisque je ne disposerais pas d’outils, de moyens intellectuels pour cette tâche titanesque. Je précise aussi que je connais très bien l’homme. Nous nous sommes fréquentés, avons partagé des idéaux et mené des combats ensemble. Des compatriotes, en particulier un dont je me garde de citer le nom, peuvent en témoigner. Nos chemins se sont séparés après le 25 mars 2012, lui choisissant, en toute liberté, de cheminer avec le nouveau Président de la République. Depuis lors, je respecte scrupuleusement ce choix. Je n’ai pas exprimé, depuis notre séparation, une seule critique le concernant, même si je ne suis pas d’accord avec lui sur tout. »
Donc, voilà que, comme sorti du bois, notre Conseiller spécial me pilonnait rageusement dans sa contribution-réponse publiée à Sud quotidien et au quotidien national Le Soleil le samedi 20 juin 2016, et s’y employait consciencieusement à rabougrir mes contributions et à les réduire à de vulgaires redites. Il trouvait d’abord mon texte trop long et me traitait d’« auteur fâché avec la concision ». Il expliquait la longueur de mes tribunes par la « paresse d’enquête » et, partant, par « l’imprécision manifeste qui les caractérise, dans l’attente des preuves qui n’arrivent jamais ».
Je me garderai donc de m’attarder sur ces arguments éculés, qu’il répète à l’envi dans sa violente contribution du mercredi 17 novembre 2021. Je passe sur la longueur de mes textes (qu’il n’est pas obligé de lire) et « leur caractère aérien ». Je laisse le soin à mes compatriotes qui les lisent quand même depuis au moins 45 ans d’apprécier. Je passe aussi sur l’incapacité dans laquelle je me trouverais de « me conformer à la démarche scientifique » et le laisse avec son Gaston Bachelard et son œuvre culte La formation de l’esprit scientifique. Je ne m’attarderai pas, non plus, sur cet appel à la désobéissance de la police et de la gendarmerie – et de la magistrature aussi qu’il n’a pas citée. Si c’est pour me faire peur, il perd vraiment son temps. Et puis, ne sont-ils pas mieux placés que lui, les policiers, les gendarmes et les magistrats, pour apprécier si je les appelle ou non à la désobéissance ? Qu’il se rassure ! Si c’était le cas, ils ne me rateraient certainement pas et, cette fois-ci, me condamneraient sûrement à plus de trois mois avec sursis. Ce qui ferait certainement plaisir à notre Conseiller spécial. Je rappelle qu’un juge m’a déjà condamné à trois mois de prison avec sursis, et à payer conjointement avec Papa Allé Niang 25 millions de francs CFA au plaignant Cheikh Oumar Hanne. J’avais commis le sacrilège de préfacer le livre du journaliste d’investigation qui mettait en cause sa gestion calamiteuse du COUD, et d’avoir qualifié cette gestion de scandaleuse.
Donc, je vais m’appesantir sur les choses les plus terre à terre avec lesquelles « le simple d’esprit » que je suis est plus à l’aise. Ainsi, dans sa volonté inébranlable de convaincre de ma « légèreté » et peut-être de ma « malhonnêteté », notre Conseiller spécial écrit : « S’agissant de la conquête (délicate) des faits sur les préjugés tenaces, Mody s’auto-immunise en se refusant à accepter que le chef de l’Etat n’est pas un « président-politicien ». mais un président tout court comme tous ses homologues africains et du reste du monde. Dans la conception réductrice de Mody Niang, l’épithète « politicien » est la prénotion (préjugé) qui rend le chroniqueur prolixe incapable de conquérir les faits grâce auxquels il étaye sa démonstration pour convaincre. »
Je persiste et signe : Macky Sall n’est pas un homme d’État, un chef d’État, « un président tout court comme tous ses homologues africains et du reste du monde ». Il en est même très loin. Peut-être, est-il un président comme Sassou Ngusso, Paul Biya, Aly Bongo, Yuweri Museveni et tant d’autres d’Afrique. Mais il n’est point, pas du tout alors, comme les présidents Joe Biden, Emmanuel Macron, la Chancelière d’Allemagne, les Premier ministres d’Angleterre, du Japon, des Pays scandinaves, etc. Aucun d’eux n’osera dire, s’adressant à son peuple, qu’il réduira son opposition à sa plus simple expression ou, plus gravement, qu’il met son coude sur des dossiers de leurs organes de contrôle qui mettent en cause leurs collaborateurs. D’ailleurs, ils ne voient même pas ces dossiers qui sont directement traités par leur justice. Aucun d’eux ne se permettra jamais de dire, au lendemain d’une élection ou d’élections qu’ils ont gagnées, qu’ « ils ne sont plus dans le temps des manœuvres ». Ni qu’il classe purement et simplement un dossier entre les mains des juges quand, après s’en être fait une idée auprès du Ministre de la Justice et du Procureur de la République, il se rend compte que le dossier est sensible. Ces chefs d’État ou de gouvernements sont bien au-dessus de certains actes crapuleux comme la grâce accordée à un trafiquant notoire de faux médicaments et dont, de surcroît, le dossier est en appel au tribunal. Ils ne se déplaceront jamais dans un pays étranger, pour y organiser un meeting, flanqué du plus dégoûtant griot du pays, avec pour objectif de s’adresser à une partie de leur peuple, pour menacer l’autre de leurs foudres de guerre, tout en ne comptant que sur des forces dont la seule vocation est d’assurer la sécurité nationale. L’idée ne frôlera aucun d’entre eux de prendre publiquement la défense d’un présumé délinquant dont l’affaire est en cours en justice, surtout après qu’il s’est adressé à sa nation. Ces chefs d’État ou de gouvernements ne mettront jamais leurs décrets au service presqu’exclusif de leurs familles, de leurs partis et de leurs coalitions. Le voudraient-ils d’ailleurs, qu’ils le pourraient jamais. Chez eux, la démocratie n’est pas un vain mot et les institutions sont bien au-dessus des hommes et des femmes qui gouvernent.
Aucun d’entre n’est arrivé au pouvoir avec un patrimoine qui avoisine l’équivalent de huit milliards de francs CFA. Et même si c’était le cas, ils auraient gagné ces milliards à la sueur de leurs fronts. Ce n’est point le cas d’ailleurs. Dans leurs pays, on ne devient pas comme par enchantement milliardaires. Angela Markel s’imaginait-elle, un seul instant, s’immiscer dans des élections locales ou législatives et imposer même des candidats ou des candidates ? Le Premier ministre de la Suède, de la Norvège ou de la Nouvelle Zélande aurat-il le toupet de nommer son beau-frère ou sa belle-sœur ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, et le (la) faire élire maire de l’une des villes les plus importantes de son pays ? Peut-il politiser à outrance l’administration de son pays et ne nommer aux postes stratégiques qu’en fonction de l’appartenance au parti gouvernemental ou de la proximité avec le chef ? Est-il possible que son épouse ou son époux soit à la tête d’une fondation dont nul ne connaît l’origine des milliards qu’il (elle) dépense au quotidien ? Enfin, ces chefs d’État et de gouvernements peuvent-ils se permettre de renier sans frais les engagements pour lesquels leurs compatriotes leur avaient donné leurs suffrages ?
Je pouvais multiplier à l’infini les actes et propos que ne peuvent point se permettre les chefs d’État et de gouvernements des pays sérieux, et qui sont le lot quotidien du mentor du Conseiller spécial, du président-politicien qui règne sur notre pauvre pays depuis le 2 avril 2012, sur notre pays comme sur ses institutions. Oui, Macky Sall est un politicien pur et dur, qui pense et agit au quotidien en cette qualité. Cela, seul son Conseiller spécial ne le sait pas ou feint de l’ignorer, et pour cause. Il ne m’entraînera surtout pas dans des définitions de l’épithète « politicien » que j’ignorerais, à son avis. Je le lui concède. « L’esprit étroit » que je suis ne connaît pas la définition de cette épithète. Je n’en ai que faire d’ailleurs. Les faits, les actes que je viens de passer en revue sont loin d’être des « faits allégués sur les préjugés ». Ce sont des faits, des actes et des propos réels, que nous vivons tous les jours et qui alimentent mes contributions. Ces contributions-fleuves qui donnent des urticaires à notre Conseiller spécial, et qui vont continuer de flétrir surtout les reniements sans état d’âme de ses engagements les plus solennels, sa parole volatile qui ne vaut plus un kopeck
La diatribe contre ma modeste personne du Conseiller bien spécial me rappelle l’histoire d’un non-voyant qui, pendant plusieurs longues années, laissé à lui-même, s’écarte souvent de son chemin et marche sur des épines, des tessons de bouteille et heurtent des restes de troncs d’arbres. Pendant plusieurs années, il sortait souvent de cette situation avec des blessures parfois profondes au niveau des orteils comme du reste du corps. Cette situation difficile commençait même à atteindre sa morale. Un jour, comme par enchantement, il retrouve la vue et, toujours comme par enchantement, se retrouve conseiller du généreux chef de village et ne manque plus de rien, de rien vraiment. Il devient alors gâteux et ne sait plus où s’arrêter, ni quand s’arrêter. Sa situation me rappelle forcément celle de nombre de nos compatriotes qui tiraient carrément le diable par la queue avant le 1er avril 2000. Comme le non-voyant, ils se sont retrouvés du jour au lendemain à côté du prince comme ministres, conseillers spéciaux, conseillers, ambassadeurs itinérants, chargés de mission et que sais-je encore, avec des contrats spéciaux « juteux ». Comme ils sont à côté du prince, ils bénéficient, en plus de gros salaires, de parcelles de terrains et parfois de lourdes enveloppes. Ils se construisent ainsi des maisons coquettes dont ils n’auraient jamais osé seulement rêver avant le 1er avril 2000. Souvent, ils perdent la raison et ne comprennent plus que des gens regardent dans une autre direction que la leur, ne deviennent carrément pas des Farba Ngom et des Abdoulaye Mbaye « Peex » de leur bienfaiteur. Que notre grand Conseiller spécial affûte sa plume ! Je ne serai jamais de ceux-là. Je ne dois rien, vraiment rien, à son mentor. Ni à lui ni à son « père » et prédécesseur, qui sont responsables de tous nos malheurs. Je dois tout à mon Seigneur, à mes défunts parents et à mes efforts personnels. Il a choisi sa voie que je respecte. Qu’il accepte mon choix d’en avoir une autre ! Ne s’emploie-t-il pas inlassablement, devant les micros de radios comme sur les plateaux de télévisions, à démontrer que nous sommes une démocratie majeure ?
C’est cette démocratie majeure qui me permettrait d’être un « inconditionnel de Ousmane Sonko ». Oui, en conclusion, notre Conseiller bien spécial a osé écrire cette bétise : « Fait notoire : Mody Niang est un inconditionnel d’Ousmane Sonko et de sa faction insurrectionnelle et terroriste. Pourtant, l’ancien inspecteur de l’enseignement ne permettrait à aucun membre de son honorable progéniture, bien éduquée et bien instruite, de se comporter en politique comme M. Sonko en appelant la police et la gendarmerie nationales à la désobéissance quand il ne les menace pas de représailles populaires pour bons et loyaux services rendus à la République une et indivisible. En s’y hasardant avec Ousmane Sonko, Guy Marius Sagna et compagnies, Mody Niang ajoute une impasse morale à sa terrible déconvenue intellectuelle. Nous ne l’attendions pas sur ce terrain insalubre. » D’abord, qu’il laisse ma famille tranquille ! Cela fait la deuxième fois qu’il en parle dans une contribution. Pour le reste, ce Conseiller bien spécial ne me connaît vraiment pas. Faire de moi l’inconditionnel de quelqu’un, qui soit-il ! Les « délices » du pouvoir l’ont rendu vraiment fou, au point d’en arriver là.
Dakar, le 18 novembre 2021
Mody Niang




1.Posté par Abdoul Aziz DIOP le 21/11/2021 22:08
MON ARTICLE
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Quand Mody Niang appelle la police et la gendarmerie nationales à la désobéissance

Dans un article fleuve - le seul moyen dont il dispose pour se convaincre d’avoir bien travaillé - Mody Niang s’adresse sans détour sur Opra news et en s’exclamant - je le cite - « à nos magistrats, Forces de Sécurité et de Défense et chefs religieux ». Et pour se convaincre d’être entendu, M. Niang s’adonne une énième fois à ce qu’il ne sait toujours pas faire pour n’avoir pas été formé à se conformer à la démarche scientifique dont le respect passe inexorablement par la conquête des faits allégués sur les préjugés, la constatation desdits faits et leur construction par la pensée.

Il convient de mettre ici l’accent sur les trois phases auxquelles Gaston Bachelard arrime - titre de son œuvre culte - « la formation de l’esprit scientifique », pour montrer d’où sort l’impasse intellectuelle et morale qui a poussé l’ancien inspecteur de l’enseignement à demander avec gravité aux Forces de défense et de sécurité (FDS) de la République du Sénégal à se désengager de leur grande mission régalienne, de maintien de l’ordre et de protection des biens et des personnes, pour s’être dédouanées - Mody Niang les y encourage - de la reddition des comptes à laquelle tous les justiciables sont assujettis dans un État de droit.
S’agissant de la conquête (délicate) des faits sur les préjugés tenaces, Mody s’auto-immunise en se refusant à accepter que le chef de l’Etat n’est pas un « président-politicien », mais un président tout court comme tous ses homologues africains et du reste du monde. Dans la conception réductrice de Mody Niang, l’épithète « politicien » est la prénotion (préjugé) qui rend le chroniqueur prolixe incapable de conquérir les faits grâce auxquels il étaye sa démonstration pour convaincre. La sentence sans appel est on ne peut plus haineuse puisque le président Macky SALL ne peut en aucun cas se prévaloir du moindre actif en 10 ans pour n’avoir fait sur la période (2012-2022) que de la politique politicienne. Sur quels faits conquérir la prénotion dont Mody Niang use et qui dissimule mal son ignorance puisque l’épithète « politicien » n’est ni plus ni moins qu’une mauvaise traduction du terme « politician » qui est loin d’être péjoratif quand les political scientists anglo-saxons l’utilisent avec compétence ? C’est aux lecteurs de trouver les faits ! Combien payez-vous Mody en les faisant travailler à votre place ?
Mais là ne s’arrête pas l’impasse intellectuelle du sniper puisque dans l’article que nous analysons, l’auteur refile trois ou quatre fois le travail de présentation des faits aux lecteurs en ces termes : « Nous laissons le soin à nos compatriotes (…) d’apprécier. » Autrement dit, c’est à ses « pauvres compatriotes » - expression dont il use pour les nommer - que Mody Niang fourgue le travail de documentation sur les faits. Nous attirons l’attention de Mody Niang sur le fait avéré que nos « pauvres compatriotes » sont riches de beaucoup de choses à la fois. Ils sont riches du grand pays qui les a vus naître, de leur formation et pratique spirituelles, de l’élégance dans le port, de leur travail, de leurs familles, de leurs quartiers, de leurs amis, de leurs voisins, de leur liberté d’exprimer leurs opinions et de leur souveraineté leur permettant de choisir, le moment venu, leur président par les urnes comme ils ont su le faire en février et mars 2000 et 2012 et en février 2019.
Aux préjugés et à l’absence de faits constitutifs du passif sur lequel porte son raisonnement charlatanesque, Mody Niang ajoute l’anti-intellectualisme de celui qui s’interdit toute construction par la pensée pour n’avoir jamais appris à forger des concepts sous le prisme des outils que l’étude longue des sciences sociales confère aux adeptes de la philosophie, de l’histoire de la géographie, de la sociologie, de l’économie, de la science politique. etc.
Autant d’échecs de la pensée poussent M. Niang à sous-estimer la capacité de la hiérarchie dans la police, la gendarmerie, la justice et les foyers religieux à démêler ses écrits qui conduisent au plat unique qu’il sert aux mêmes convives depuis dix ans maintenant. Une vraie impasse intellectuelle !
L’impasse est surtout dans le dessert servi et dont voici les ingrédients inattendus : « Nous courons derrière la bonne gouvernance depuis le 1er mars 1962. N’est-il pas enfin temps que notre pays y accède ? Notre justice, nos
Forces de Défense et de Sécurité comme
l’ensemble de nos autres institutions n’ont pas le droit de nous en empêcher, en suivant le président-politicien et ses acolytes dans leur rêve fou qui pourrait brûler tout notre pays. »
Il ne fait aucun doute que « nos Forces de Défense et de Sécurité comme l’ensemble de nos autres institutions » ont, depuis la date indiquée du « 1er mars 1962 », joué de belle manière leur partition pour permettre à notre pays de s’enorgueillir de la stabilité et de la gouvernabilité qui lui valent l’image enviable d’un pays tranquille capable, en dernier ressort et en dépit des vicissitudes, de faire trancher les débats contradictoires qui rythment sa démocratie par le peuple souverain à travers le verdict des urnes dont Mody Niang salua lui-même, en mars 2000 et en mars 2012 au moins, les performances inédites.

Impasse morale

Dans une analyse rigoureuse de la dissolution, de Yoonu Askan Wi de l’ami commun Madièye MBODJ dans PASTEF ( Patriotes africains du Sénégal pour le Travail, l’Éthique et la Fraternité), qui n’a rien à envier à la démarche scientifique, le Secrétaire général du Rta-S/Péncoo Réew, Hadji Momar Samb, écrit : « Surfant sur les difficultés des populations confrontées à des pénuries en tout genre accumulées depuis des décennies, sur les erreurs et fautes du pouvoir, utilisant même les catastrophes naturelles (inondations, pandémie, etc.), le PASTEF tente d’aiguiser le sentiment de rejet du régime, sans jamais établir de manière objective et scientifique sa faillite fondée sur une évaluation des politiques publiques délivrées par le pouvoir de BBY. » Fait notoire : Mody Niang est un inconditionnel d’Ousmane Sonko et de sa faction insurrectionnelle et terroriste. Pourtant, l’ancien inspecteur de l’enseignement ne permettrait à aucun membre de son honorable progéniture, bien éduquée et bien instruite, de se comporter en politique comme M. Sonko en appelant la police et la gendarmerie nationales à la désobéissance quand il ne les menace pas de représailles populaires pour bons et loyaux services rendus à la République une et indivisible. En s’y hasardant avec Ousmane Sonko, Guy Marius Sagna et compagnies, Mody Niang ajoute une impasse morale à sa terrible déconvenue intellectuelle. Nous ne l’attendions pas sur ce terrain insalubre.
Abdoul Aziz DIOP
Essayiste
SEN APR
Conseiller spécial à la Présidence de la République

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