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France: A la découverte de Rachel Kéké, la femme de chambre élue à l’Assemblée nationale.


Rédigé le Mardi 21 Juin 2022 à 10:20


La femme de chambre et syndicaliste Rachel Kéké, figure de la lutte des grévistes de l’Ibis Batignolles, l’a emporté dimanche au second tour des législatives avec 50,3% des voix face à la candidate Ensemble!, l’ancienne ministre des Sports, Roxana Maracineanu.

Rachel Kéké se définit elle-même comme une “guerrière” et annonce vouloir “faire du bruit.” La porte-parole de la longue grève des femmes de chambre de l’Ibis Batignolles, compte porter la voix des travailleurs “invisibles” à l’Assemblée.

Cette Franco-Ivoirienne âgée de 47 ans possède un parcours qui sort du cadre classique de la politique. En effet, en battant l’ancienne ministre des Sports Roxana Maracineanu (Ensemble !), elle devient sans doute la plus emblématique des figures des luttes syndicales et associatives que la Nupes veut mettre en avant dans ces élections. “C’est ce que j’appelle une leader de masse”, a déclaré le député LFI Éric Coquerel. “Elle a quelque chose qui magnétise, elle est forte, elle a les mots justes, elle n’a pas besoin de lire”, ajoute-t-il.


Presque deux ans de grève des femmes de chambre

Rachel Kéké s’est réellement fait connaître lors des 22 mois de grève des femmes de chambre de l’hôtel Ibis Batignolles à Paris. En effet, entre 2019 et 2021, la militante CGT a été le porte-drapeau de ses collègues pour améliorer leurs salaires et conditions de travail.

“C’est une vraie combattante, quand on l’a rencontrée dans le cadre de cette grève, elle s’est très vite affirmée comme représentante de ses collègues”, explique Claude Lévy, représentant de la CGT-HPE.

“C’est un métier qui détruit le corps. Il y a des syndromes du canal carpien, des tendinites, des maux de dos…”, a-t-elle déclaré à l’AFP, en se remémorant de son premier jour en tant que femme de chambre. C'est “comme si on [lui] avait donné des coups partout. Mais je me suis dit qu’il fallait que je prenne mon courage à deux mains, pour mes enfants.”

Née près d’Abidjan
Née en 1974 dans la commune d’Abobo, au nord d’Abidjan, Rachel Kéké s’est retrouvée à 12 ans, au décès de sa mère, à devoir prendre en charge ses frères et sœurs. À l’âge de 26 ans, elle arrive en France et commence à travailler comme coiffeuse avant d’entrer dans l’hôtellerie.

La vie en France n’a pas été simple pour elle, elle déménage souvent, alternant entre les squats ou les appartements d’amis. Malgré tout, elle est naturalisée française en 2015. Elle habite actuellement dans une cité de Chevilly-Larue, dans le Val-de-Marne, où elle a lancé sa campagne.

Forte de sa victoire, elle entend “secouer le cocotier” à l’Assemblée. “Nous ne sommes pas des rebelles, on veut juste notre dignité.” Rachel Kéké se définit également comme “féministe” et “défenseuse des gilets jaunes.”


avec 7/7.be



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