Menu

Joséphine Baker, chanteuse, danseuse et figure de la Résistance, va entrer au Panthéon


Rédigé le Dimanche 22 Août 2021 à 21:28

La cérémonie honorant l’artiste franco-américaine aura lieu le 30 novembre. Elle sera la première femme noire à reposer dans la nécropole laïque du centre de Paris.


Joséphine Baker, chanteuse, danseuse et figure de la Résistance, va entrer au Panthéon
La célèbre artiste de music-hall franco-américaine Joséphine Baker entrera au Panthéon le 30 novembre prochain, rapporte dimanche 22 août le site internet du Parisien. Une information confirmée par l’entourage d’Emmanuel Macron à l’Agence France-Presse (AFP). La cérémonie aura lieu le 30 novembre.


La chanteuse, danseuse et figure de la Résistance et de la lutte antiraciste sera la première femme noire à reposer dans la nécropole laïque du centre de Paris, ajoute le Parisien. Elle fut, déjà à l’époque, la première interprète métisse de music-hall à se faire une place dans la capitale parisienne.Selon le journal, le président français Emmanuel Macron a répondu favorablement fin juillet à un groupe de personnalités à l’origine d’une pétition en faveur de cette initiative.
La chanteuse, danseuse et figure de la Résistance et de la lutte antiraciste sera la première femme noire à reposer dans la nécropole laïque du centre de Paris, ajoute le Parisien. Elle fut, déjà à l’époque, la première interprète métisse de music-hall à se faire une place dans la capitale parisienne.
Née en 1906 dans le Missouri, l’interprète de la chanson « J’ai deux amours » s’est éteinte en 1975 à Paris. Elle repose aujourd’hui à Monaco.

La crypte du Panthéon accueille les principales personnalités qui ont marqué l’histoire de France depuis la Révolution, de Voltaire et Rousseau à Simone Veil et Maurice Genevoix.

Si le fronton du bâtiment arbore « Aux grands hommes la patrie reconnaissante », un rapport du Centre des monuments nationaux avait recommandé en 2013 d’élargir les hommages aux femmes du XXe siècle s’étant illustrées par leur courage et leur engagement républicain.

Trente-huit mille signatures en 2019
Le dossier en faveur de l’interprète de la célèbre chanson J’ai deux amours avait été examiné une première fois à la fin de juin par l’Elysée. Une pétition lancée il y a deux ans par Laurent Kupferman, en faveur de la « panthéonisation » de l’artiste, – née Freda Josephine McDonald –, avait rassemblé 38 000 signatures.

Selon le journal, le président français Emmanuel Macron a répondu favorablement fin juillet à un groupe de personnalités à l’origine d’une pétition en faveur de cette initiative.« Artiste, première star internationale noire, muse des cubistes, résistante pendant la seconde guerre mondiale dans l’armée française, active aux côtés de Martin Luther King pour les droits civiques aux Etats-Unis d’Amérique et en France aux côtés de la Lica [la Ligue internationale contre l’antisémitisme, devenue Licra : Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme] (…), nous pensons que Joséphine Baker, 1906-1975, a sa place au Panthéon », fait valoir le texte.

« Elle a aimé la France et la France l’a aimée en retour. Avec cette panthéonisation, on peut dire que cette histoire est maintenant éternelle », confie au Parisien l’un de ses fils adoptifs, Brian Bouillon-Baker.

Artiste, militante, espionne…

De la misère qui l’a vue naître à Saint Louis, dans une Amérique où règne la ségrégation raciale, jusqu’à Paris où son talent et son travail l’ont élevée au rang de star internationale, Joséphine Baker livrera un combat permanent contre l’injustice et en faveur des libertés.

En 1926, pour lancer les Folies-Bergère, elle devient la tête d’affiche du spectacle La Folie du jour, une satire de la vision colonialiste du « bon sauvage ». Dans son pays de naissance, elle s’opposera au Ku Klux Klan et s’impliquera en faveur des droits civiques des Afro-Américains, au côté de Martin Luther King. En Europe, face au nazisme, elle se lancera dans le contre-espionnage en devenant une agente française de renseignement, et recueillera la médaille de la Résistance au lendemain de la seconde guerre mondiale.
Le Panthéon est, depuis plus d’un siècle, la nécropole laïque des « grands hommes » français, dont la « patrie reconnaissante » veut honorer la mémoire. Cet imposant édifice domine la montagne Sainte-Geneviève, l’une des buttes de Paris, dans le centre de la capitale.

Parmi les 80 « panthéonisés » figurent des politiques, des écrivains, des scientifiques, quelques religieux et beaucoup de militaires. Seules cinq femmes y sont actuellement inhumées, dont Simone Veil, la dernière personnalité en date à l’avoir été, en 2018.

Avec AFP



Dans la même rubrique :
< >

Vendredi 3 Septembre 2021 - 10:42 Voici Le Dernier Poème de ABC à Wade…


Facebook








La Grosse Révélation de Mohamed Ali Sega Camara contre Macky Sall

20/09/2021

Mr le président de la république : l’Assemblée nationale, serait-elle devenue, sous votre magistère, un sordide repaire de malfrats de tout acabit ?

17/09/2021

PSE et Pauvreté au Senegal : Chiffres et manipulations insidieuses !

14/09/2021

24 ans après, Serigne Abdoul Aziz SY Dabaakh, Un modèle achevé de l’Islam pur et simple

14/09/2021

“J’ai vu la mort” : Le témoignage poignant de Guirassy

14/09/2021

Seydi Gassama : « La crédibilité de Y en a marre n’est pas en jeu »

14/09/2021

Goûter au bonheur de savoir lire et écrire

13/09/2021

Chroniques des anomalies qui se normalisent…

11/09/2021

Lansana Gagny Sakho tire sur Bougane : « Ses militants se limitent au personnel de Sentv »

08/09/2021

Dr Cheikh Dieng
Adji Mergane Kanouté
Mamadou Diop Decroix
Dr Cheikh Dieng
Baba Tandjan
Antoine Wardini
Adji Mergane Kanouté
Ndeye Fatou Touré

Abbe Jacques Seck
MAMADOU KASSÉ
Ndeye Fatou Toure
Elhadji Momar Samb
Khafor Touré
Khafor Touré
Ndeye Fatou Touré
Ibrahima Sène