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Nommée Ministre de la Santé, Dr Marie Khemess NGOM retrace son Parcours


Rédigé le Vendredi 27 Mai 2022 à 14:42

Dans un entretien- portrait réalisé par nos confrères de enquête plus, la remplaçante de Abdoulaye Diouf Sarr à la tête du ministère de la santé et de l'action sociale se confiait sur plusieurs aspects de sa vie notamment sa carrière de médecin, son parcours syndical et sa vie de femme au foyer. Découvrez celle sur qui le président Sall mise depuis le 26 mai 2022, pour redonner la santé au secteur sanitaire sénégalais affecté par plusieurs maux, notamment des scandales dont le dernier en date est celui survenu à l'hôpital Mame Abdoul Aziz Sy Dabakh de tivaouane où 11 nouveaux nés ont perdu la vie dans un incendie. A la suite de cet événement malheureux, le président Macky Sall a limogé Abdoulaye Diouf Sarr pour nommer Dr Marie Khamesse Ngom qui était jusque là, Directrice générale de la santé publique.


Origine

Épouse, et mère Née dans le baol a Diourbel, Docteur Marie Khemesse Ngom Ndiaye est issue d’une famille catholique sérère.
Son défunt père travaillait dans l’administration et est du Baol, sa défunte maman une grande couturière de Mont-Rolland qui a tout donné pour ses enfants.

Elle a toujours connu et hérité du travail bien fait, avec un père rigoureux dans l’éducation de ses enfants. Il voulait coute que coute qu’elle devienne médecin. ‘’Il a tout fait pour que je sois médecin. Je me suis fixée comme objectif de réussir mes études et rien ne pouvait m’y empêcher’’.

Parcours Post Bac


Après son baccalauréat scientifique avec mention, elle entra dans la prestigieuse faculté de médecine où elle a réussie un parcours de combattant et en est sortie en 1991 avec la mention très honorable.

Parcours Post Doctorat


En 1992, elle intègre le syndicat autonome des médecins du Sénégal (Sames) qui venait de naitre au détriment du Sutsas et de la Cnts.
De simple membre du Sames, elle est portée à la tête comme secrétaire générale, de 2006 à 2011. Ce, après une léthargie causée par le départ de plusieurs leaders. ‘’J’ai appris beaucoup de choses dans ce syndicat. C’est dans ces groupes qu’on arrive à émerger. Je demande aux jeunes d’aller vers les autres.

"J’ai milité dans les mouvements croix-rouge, Cœur vaillant, âmes vaillantes. C’est cela, en plus de la famille, qui m’a beaucoup forgé. Le syndicalisme, on meurt avec. Je ne suis plus à la tête du syndicat, mais je reste syndiquée".

Esprit de Battante

Aujourd’hui, malgré sa charge de travail, elle ne compte pas non plus baisser les bras. Elle compte se battre pour réussir. A l’en croire, il faut avoir un objectif de départ dans tout ce que l’ont fait dans la vie.

‘’A ma sortie de l’université, en 1991 comme médecin généraliste, j’ai été affectée comme médecin chef adjoint au district sanitaire de Thiès au centre de santé 10eme.


Après 9 années à Thiès, elle a été réaffectée au niveau central pour être dans le bureau de suivi des activités du district. ‘’Je n’ai jamais voulu être loin des activités opérationnelles.
Il fallait maitriser ce qui se passe au niveau opérationnel pour pouvoir prétendre à certains postes de responsabilités’’, précise Dr MKN désormais ministre de la santé.


Après cinq ans au niveau central, elle est devenue la première femme médecin chef de région médicale de Dakar, de 2005 à 2015. Là également, ce n’était pas facile, parce que son premier baptême de feu était les inondations, en août 2005.

La Direction de la Lutte contre les Maladies

‘’Il y avait beaucoup de défis à relever. J’ai parcouru tout ce long chemin jusqu’à la direction de la lutte contre les maladies pour m’occuper aussi bien des maladies transmissibles que des maladies non transmissibles à soin couteux.

‘’Ce qui facilitait mon travail, c’est que je restait ouverte à d’autres. Je ne peux pas rester dans mon bureau et dire que je vais m’occuper de telle ou telle chose. Nous devons avoir des interrelations qui nous permettent d’aller de l’avant, mais également, des interrelations collatérales pour pouvoir prospérer même si on est pas obligé d être des amis’’

Vie Privée

Cette mère de famille est très émotive. Elle explique qu’il est moins problématique pour elle de gérer cette tâche sur le plan timing (DGS) que quand elle était médecin chef de district. Parce qu’en ce moment, elle avait des enfants de bas-âge à élever.


Il fallait réduire son temps de sommeil, parce qu’il faut s’occuper de ses enfants, malgré qu’on a les garderies’’.
Ici également, elle a eu la chance d’avoir un mari très compréhensif. Ce dernier, qui est professeur de Mathématiques à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, voulait la réussite de son épouse .

‘’C’est l’occasion de remercier mon mari qui m’a beaucoup aidée. Il m’a laissée étudier, m’a aidée pour la prise en charge des enfants, et c’est ce qui doit se passer dans le couple. Cela amène la cohésion, parce que si nos enfants réussissent, c’est parce qu’il y a cette entraide.

Parfois, c’est regrettable de savoir que tel enfant n’a pas réussi, parce que dans sa famille ça ne marche pas’’, dit-elle.

Pour elle, il est important de revenir à l’ancienne éducation. ‘’Je me suis toujours fixé un objectif : la réussite de mes enfants et de mes études ’’.

MKN Femme Au Foyer

Contrairement à beaucoup de femmes, Dr Khemesse Ngom adore laver le linge. ‘’C’est mon fort. C’est un anti stress chez moi, renseigne t-elle.



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